Antiquité : le lin, symbole de pureté

 

En Égypte, le lin était associé à la pureté et à la lumière. Il servait à fabriquer des vêtements, des voiles de bateaux et des bandelettes de momification.


Les civilisations grecque et romaine ont également adopté le lin pour le linge et les habits du quotidien, preuve de son importance historique.

Une tunique de lin de l’époque byzantine (VIᵉ-VIIIᵉ siècles), en provenance d’Égypte, exposée au British Museum de Londres. The Trustees of the British MuseumCC BY-NC-SA

Moyen Âge et époque moderne : le savoir-faire européen

 

Au Moyen Âge, la culture du lin se développe fortement en Europe, notamment en France, Flandres et Irlande. Il devient une matière omniprésente pour les chemises, draps et toiles.
Entre le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, la qualité du lin européen atteint son apogée, et certaines régions se spécialisent dans une production haut de gamme.

 

XIXᵉ siècle : le coton prend le dessus

 

Avec l’essor du coton industriel, le lin perd progressivement sa place dans le textile européen. Le coton, moins coûteux et plus facile à transformer mécaniquement, devient la fibre dominante du marché.

XXᵉ–XXIᵉ siècles : renaissance écologique

 

Depuis la fin du XXᵉ siècle, le lin connaît un regain d’intérêt grâce à ses qualités écologiques, durables et naturelles.


La France est aujourd’hui le premier producteur mondial de lin textile, et cette fibre retrouve sa place dans la mode responsable, le linge de maison et les tissus haut de gamme.